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Bowmasters : un jeu un peu trop inspiré d’Angry Birds ?

Bowmasters est un mélange d’Angry Birds et de Mortal Kombat : idée ingénieuse ou désordre insignifiant ?

Le marché du jeu mobile a toujours été un terrain fertile pour des concepts bizarres sur papier, mais capables de devenir, tout compte fait, les protagonistes d’excellents jeux. Conscients de tout cela, les développeurs de Playgendary essaient de présenter leurs projets avec l’actuel Bowmasters, qui part d’un gameplay inspiré par Angry Birds mais décliné dans une formule en style de combat aux rencontres avec ultraviolence et Fatality au Mortal Kombat. Il est dommage que derrière cette façade amatrice se cache un produit qui manque d’ingéniosité, un équilibre révisé et vraiment trop, trop, trop de publicité.

”L’idée de Bowmasters est jolie, mais l’exécution laisse beaucoup à désirer”

Le principe de Bowmasters est extrêmement simple : deux compétiteurs sont placés à distance sur un plan bidimensionnel, et doivent à leur tour lancer l’arme fournie en essayant de frapper l’adversaire, dans le but de réduire sa barre de santé pour le tuer.

Tout est représenté par des dessins animés du dimanche matin qui s’opposent (délibérément) à la brutalité des effets des tirs : chaque tir marqué entraîne en fait d’énormes pertes de sang et frappe la victime en mettant en vue le squelette, sans parler du Fatality – différent pour chaque personnage – qui sont un incendie de démembrements, d’explosions, d’incinération et ainsi de suite. Comme mentionné dans l’ouverture, Bowmasters joue avec la mécanique rendue célèbre par les oiseaux en colère de Rovio. Vous devez donc glisser votre doigt sur l’écran pour ajuster l’angle et la puissance du lancement, et relâcher pour lancer la fléchette. Les développeurs de Playgendary pensaient évidemment qu’ils allaient faire mouche à coup sûr grâce à ces éléments, et ils n’ont pas pris la peine de prendre soin de certains aspects fondamentaux, conduisant inévitablement Bowmasters à s’avérer être un produit oubliable même après quelques parties. Pour commencer, le système à la base des duels manque cruellement de stratégie ou de profondeur : en effet, il suffit de toujours tirer à puissance maximale et à un angle moyen/bas pour avoir de bonnes chances d’atteindre la cible, en répétant l’opération dans les tours suivants pour gagner la bataille. Le fait que les arénas soient de simples surfaces planes avec peu de différences de hauteur n’aide pas, et aucune sorte d’obstacle ne rend le jeu plus difficile. Vous réalisez en peu de temps que la seule variable dans le champ est représentée par le choix du personnage et de l’arme en sa possession : le jeu compte sur un nombre considérable d’éléments, certains pouvant être débloqués en dépensant les pièces gagnées pour chaque victoire et d’autres pouvant être obtenus uniquement par la roulette des prix qui est activée à la fin d’une partie.

Mais là aussi, c’est un travail qui laisse à désirer : s’il est vrai que les différents instruments ont un comportement légèrement différent en vol et causent une Fatality personnalisée, les différences en termes de gameplay sont si petites qu’elles réduisent la préférence à un simple fait esthétique. Le système de progression adopté par Playgendary nous laisse également très perplexe : dans un premier temps, le menu nous permet de choisir uniquement le mode challenge contre l’intelligence artificielle, et il est nécessaire d’accumuler des parties pour débloquer les autres éléments. De ceux-ci, seul le composant multijoueur local ou en ligne est digne d’intérêt, tandis que le reste est réduit à un tournoi ennuyeux et deux variations négligeables sur le thème qui exigent respectivement d’abattre des oiseaux et d’essayer de frapper une pomme sur la tête d’un malheureux. Déjà peu convaincant en termes de contenu, Bowmasters pose la cerise sur le gâteau en dépassant la limite de la durabilité des publicités : les publicités sont littéralement partout, du pop-in pendant les jeux aux écrans entre les téléchargements jusqu’à la hauteur des films qu’il faut regarder pour pouvoir ouvrir le coffer-prize obtenu après une victoire. Il y a la possibilité de tout supprimer avec l’inévitable achat d’une application dédiée, mais cela n’en vaut tout simplement pas la peine.